Après la première collection de cartes et carnets sur le thème de Jane Austen,
je pensais passer à autre chose…
Colette par exemple ou The Bloomsbury Group… dont j’ai déjà pas mal de doc en réserve.
Mais cette diable de Jane m’avait bien agrippée
et son univers so british et attachant avait encore des choses à me dire.


C’est plus particulièrement aux maisons et la vie domestique – à laquelle sont bien souvent cantonnées les femmes de cette époque – que je me suis intéressée cette fois-ci.

Les jeunes filles de la haute société sont de belles poupées à marier dont le rôle social sera de tenir la maison et selon leur rang, recevoir et organiser des fêtes et des bals.
Au quotidien, elles brodent, font de la musique, du dessin, lisent quelquefois (des ouvrages pour dames !) et se tiennent dans la chambre, le salon, le boudoir ou la salle à manger.

Emma est parfaitement représentative de cette catégorie.

Les jeunes filles pauvres sont, quant à elles, des fardeaux pour leur famille, car sans dot elles ne trouveront pas de parti à épouser et seront donc à la charge d’un frère ou d’un parent.
Elles s’occuperont alors de la maison, des enfants de la famille… sans espoir de ne sortir jamais de leur condition.
Leur place se situe entre la cuisine, la nurserie, la lingerie ou la cour.
Si elles ont de l’éducation, elle pourront prétendre à un poste d’institutrice ou de dame de compagnie.
Elles vivent chichement et en dehors de toute vie mondaine.

Fanny [Mansfield Park] ou Jane [Emma] appartiennent à cette seconde catégorie, elles sont à charge de leur famille et s’emploient à des travaux subalternes…

Elinor et Marianne [Raison & sentiments], bien que pauvres ne sont pas contraintes de travailler mais elles ne peuvent espérer faire un beau mariage.
Elles appartiennent à cette catégorie sociale typiquement anglaise, la gentry, petite noblesse de province souvent désargentée. 

Mais grâce à Jane Austen toutes feront des mariages d’amour en épousant des hommes de bien.

 

Les maisons

Je suis donc partie sur les traces des maisons, lieux de vie privilégiés des héroïnes austeniennes.
À Bath et à Londres, les belles demeures Regency, au goût du jour, sont faites pour recevoir et paraître.

Dans la campagne anglaise les demeures familiales, châteaux et cottages permettent de jouir de la nature et de la gentry locale.
Les jardins y tiennent une grande place.

 

L’époque et le style

Jane est typiquement une femme de l’époque Regency (même si elle est née au XVIIIe siècle).
Mais qu’est-ce-que l’époque Regency ?

C’est, en Angleterre,  une époque de transition entre deux siècles -le XVIIIe et le XIXe- et deux mondes très différents :
Des révolutions ont eu lieu. Les sociétés européennes sont à jamais bouleversées.
Éprise de nouveautés et surtout de liberté, l’époque va aller chercher ailleurs l’inspiration…

Inspiration…

« L’antique » mis à la mode par les découvertes archéologiques du XVIIIe siècle -qui ont mis au jour les vestiges à Pompéi et Herculanum entre autre- montrant sur les parois des maisons romaines un style de vie, des couleurs radicalement différentes qui influenceront grandement la décoration, la mode et l’art de vivre au XVIIIe et au début du XIXe siècle.

Inspiration aussi de l’Orient et de l’Egypte, que les voyages et les conquêtes [napoléoniennes] ont mis à l’honneur.

 

 

Création 

J’ai travaillé avec des images d’archives [mode, architecture, décoration d’intérieur] qui se sont révélées élégantes et colorées, reflets d’une époque nouvelle, d’une modernité annoncée.
Après le XVIIIe siècle riche et doré, les révolutions et l’industrie naissante, font que les maisons changent, évoluent.
Plus de confort, de fonctionnalité, c’est aussi le début de la fabrication en série. D’ou des archives fournies en dessins, projets… une mine d’idées !
Architecture et décoration d’intérieur se professionnalisent et s’industrialisent.

C’est un hommage à cette époque de goût, d’élégance, de raffinement mais aussi dans une certaine mesure de simplicité et de liberté que j’ai voulu rendre sur mes cartes et mes carnets.

 

Création d’un motif inspiré du début du XIXe siècle.

 

Mon travail 

Dans ce nouveau projet, j’ai composé et assemblé des images d’archives* retravaillées et des créations manuelles ou numériques de motifs.
Je mélange tout cela dans des compositions graphiques un peu naïves pour plus de modernité et de fraîcheur.

 

 

Les cartes

J’ai donc créé une série de cartes ou l’on retrouve les héroïnes des romans de Jane Austen dans leur intérieur imaginaire.
Ces cartes au format 21 x 21 cm peuvent être envoyées bien sûr, ou servir de décor, seules ou en collections.
Elles sont tirées sur un élégant papier écru et texturé qui rappelle la belle papeterie d’autrefois.

J’ai préparé également deux carnets sur le thème du décor intérieur. Mes carnets sont toujours fait main dans un très beau papier à la texture et la couleur qui évoquent l’élégance des papiers d’autrefois.

J’espère que cette collection vous plaira et vous donnera le goût d’écrire ou de griffonner…
c’est si passionnant de mettre ce que l’on pense, ce que l’on ressent, ce que l’on voit et ce que l’on aime sur les pages d’un carnet ! Même si on ne le fait que pour soi…

Vous pouvez retrouver mes cartes dans ma boutique Etsy.  C’est par là

J’espère que cet article vous aura amusé,
à très bientôt,

George

Je joins ici
une carte à imprimer et à mettre en couleur.
Vous pouvez en imprimer plusieurs et faire différentes gammes colorées… petit moment ré-créatif !


*J’ai utilisé des images du domaine public.

 

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4 commentaires

  1. Je viens de passer un moment de pur bonheur en vous lisant.
    Tous les sujets que vous proposez me passionne. Colette un pur bonheur comme idée. J’ai aussi un autre écrivain mais un homme que j’adore: Proust. Et comme femme j’adore aussi Edith Wharton, j’aime son écriture fine et délicate.
    Comment échapper à ce monde pas très élégant qu’est le notre? En lisant ces auteurs, et undimancheàlacampagne.net, of course!!!!!!!!!!!!!!

    1. Merci encore une fois Nathalie de votre enthousiasme ! Tous les noms que vous citez font partie de mes compagnons de vie… même si je mets toujours plus généralement en avant les femmes, J’ai une affinité toute particulière avec Proust et sa façon d’appréhender le monde. Promis, je laisse Jane et vais explorer d’autres univers le mois prochain. J’ai très envie de parler de Colette qui fut ma voisine en Bourgogne mais je n’ai pas encore trouvé comment. Pas envie de redire ce que tout le monde connait déjà. Elle a tant écrit qu’aucun recoin de sa vie n’est ignoré. Mais je vais trouver car j’ai beaucoup de points communs avec cette gourmande, (hélas pas le talent mais c’est très bien ainsi).
      Très belle journée Nathalie.
      À quand quelques images de vous sur Instagram ?

  2. Le message de Anne @lart_et_les__manières sur Instagram

    Bonjour George,

    J’espère que vous allez bien. J’ai lu avec grand intérêt votre article sur votre blog.

    Superbe travail !

    En tant que membre du national trust et passionnée d’histoire et d’architecture, je vous signale les décors intérieurs de kenwood house à Londres et notamment les plafonds

    À bientôt

    Anne

    1. Merci infiniment Anne,
      Bien sûr je suis allée voir Kenwood House, c’est en effet somptueux et très inspirant… Je suis également allée voir ce qu’était le National Trust ; vaste programme ! Y a t’il un équivalent en France ? Il est vrai que je me passionne pour l’histoire et l’architecture mais sous un angle « féminin » et « quotidien ». Le coté pratique des choses, comment le quotidien influence notre « décor » et notre histoire. Ou plutôt nos histoires, car la petite histoire, celle des gens m’intéresse plus que « l’Histoire » abstraite et trop global, niant bien souvent l’humain.
      Merci de votre intérêt pour mon petit blog,
      Bien à vous, à très vite,
      George

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